Livres VS. Films

Il y a quelques jours, j’écoutais pour la première fois le premier volet de la populaire série Hunger Games avec une de mes amies.  Elle avait lu le livre, et moi non.  Tout le long de notre écoute, j’ai pu remarquer qu’elle disait souvent : « Dans le livre ce n’était pas comme ça. » ou bien « Il manque ça dans le film, on comprend ce qui se passe quand on lit le livre. » Je me suis alors demander ce que cela a comme impact d’adapter un livre en film.  Voici ce que j’en pense.

 D’une part, même si je semble prendre souvent la défense du cinéma, je dois avouer que je trouve moi-même que cela est parfois frustrant quand une adaptation cinématographique d’un livre diverge de la version originale.  Par contre, il ne faut pas oublier que le monde littéraire et le monde cinématographique  sont complètement différents.  Il est donc normal d’en constater certains changements.  De plus, l’œuvre cinématographique est adaptée afin de rejoindre le plus grand public possible.  Prenons l’exemple du livre Bilbon le Hobbit, adapté en film par Peter Jackson.  Dans le livre, on ne retrouve pas le personnage de Tauriel (Evangeline Lilly).  Ce personnage a été ajouté à la version filmique de l’œuvre afin que les spectatrices puisse s’identifier à au moins un personnage.  Ainsi, les jeunes filles qui regardent le film peuvent suivre un  modèle féminin.

Il ne faut pas non plus oublier qu’un film, c’est la vision du scénario que le réalisateur partage avec le public.  L’adaptation dépend également de cela.  Prenons par exemple une série comme Harry Potter, qui s’est fait avec plusieurs réalisateurs différents.  Cela aura un impact sur l’œuvre globale, certes.  Je me souviens, quand le 3e volet d’Harry Potter était sorti au cinéma, j’étais moi-même une grande amatrice des films.  Par contre, j’avais été énormément fâchée de voir qu’ils avaient changé de réalisateur pour ce film.  La direction artistique était complètement différente, et je trouvais que cela faisait une cassure avec la série.  Maintenant, avec du recul, ce film se trouve à être mon préféré de tous les Harry Potter.  L’adaptation est réussie dans le sens où le but de la mission au final était d’adapter le livre, et de rejoindre les fans.  Les gens qui ont grandi avec le livre ont pu continuer l’aventure avec les films, et ceux qui n’ont pas connus ces livres ont pu connaitre l’histoire par les films.  Même si plusieurs éléments changent de films en films, l’œuvre globale en reste néanmoins bien.  De plus, la vision du réalisateur est un point de vu parmi tant d’autre.  Il faut donc comprendre que sa vision du livre n’est pas nécessairement la même que la nôtre.  Il ne faut pas oublié que dans des adaptations comme Harry Potter ou Hunger Games, l’auteur travaille souvent en étroite collaboration avec le réalisateur.  Ils savent donc ce qu’ils font.

Bref, je crois que ce qui ne faut pas oublier, c’est que les livres et le cinéma sont deux médias complètement différents.  Ils ne rejoignent pas le même public, et ne le font pas de la même manière non plus.  Il est vrai qu’il est frustrant parfois de voir qu’il y a des choses qui ne sont pareilles du livre au film.  Par contre, je crois qu’il faut parfois regarder ces films en ayant conscience que ce dernier sert avant tout à divertir le public.

Mia Wallace

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La standardisation des médias dans le cinéma hollywoodien

L’une des principales critiques de l’école de Francfort, école de pensée développée au début des années 20, est la standardisation des médias.  En effet, cela amène une sérialisation des produits de la culture.  On peut en voir un exemple contemporain avec le cinéma hollywoodien : on peut remarquer qu’il y a une tendance dans le modèle de base de ces films. En voici quelques exemple. 

D’une part, le cinéma hollywoodien se base sur la même base temporelle pour la plupart de ces films.  On peut effectivement voir une tendance dans le temps d’un film.  Certains moments clés où se déroule l’action peuvent être facilement reconnaissables. On les nomme les pivots.  Le pivot 1 se détecte facilement.  Il se trouve au début de l’histoire, vers les 20 premières minutes.  C’est à ce moment précis qu’un événement arrivera dans l’histoire, qui déclenchera le conflit principal. Puis, arrive le point médian.  C’est un autre moment décisif, qui arrive en plein milieu du film. À ce moment, un événement majeur viendra changer le cour des péripéties, puis entraînera les épisodes accélérateurs.  Finalement, il y a le pivot 2, situé environ 20 minutes avant la fin du récit.  Ce moment de réflexion morale est crucial pour la résolution du conflit. C’est à ce moment précis que le personnage principal trouvera la solution qui l’amènera à résoudre le conflit final.

Donc, pour en revenir à la notion de standardisation, on peut constater que ces films hollywoodiens ont le même squelettes.  Cela a pour but de captiver le spectateur.  En effet, le spectateur perd son attention à toutes les 20 minutes environ.  C’est pourquoi les pivots sont positionnés ainsi. La formule est optimale pour le public, alors pourquoi la changer?  Les films hollywoodiens vont garder la même base, afin de divertir un plus grand nombre de personnes. C’est pourquoi je pense que le cinéma hollywoodien est un exemple de média standardisé.  C’est tout simplement du copier coller pour ces éléments temporels, ce n’est que le contenu qui change.

On pourrait encore discuter longtemps sur les autres éléments qui font en sorte que le cinéma hollywoodien est un média culturel standardisé. On pourrait par exemple également parler des 4 grands modèles de films hollywoodiens, ou tout simplement des valeurs de l’EPTA-WASP (éthique protestante du travail et de l’ascétisme/White Anglo Saxon Protestant) véhiculées dans ces films.  Par contre, dans le but de ce billet, la notion d’indices temporels semblait appropriée. Bref, la fonction de cinéma hollywoodien est principalement de divertir.  Certes, plusieurs de ces films se ressemblent.  Cela ne veut pas dire pour autant que ce sont des mauvais films.

Mia Wallace

L’air de panache

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L’air de panache, référence directe au film de Wes Anderson Grand Budapest Hotel (2014).

Ici, on peut déjà voir mon lien avec les médias : le cinéma.

C’est la branche médiatique qui me rejoint le plus.  Pourquoi cette passion?  Je ne sais pas.  Cela a tout simplement toujours fait parti de moi.

J’ai choisi de faire mon blogue en me basant sur une référence du film Grand Budapest Hotel.  C’est mon coup de coeur de 2014, pour plusieurs raisons.  La principale raison est sans doute la direction photo impeccable digne de Wes Anderson.  J’aime aussi également la touche d’humour unique de ce film.

L’air de panache me semble une métaphore parfaite pour ce blogue.  En effet, le personnage de Monsieur Gustave se caractérise par ce parfum. Les gens sentent cette odeur, et ils savent qu’il est présent.  Et lui, il ne peut pas s’en passer.  Le cinéma est pour moi la même chose que l’air de panache est pour Monsieur Gustave.  Indispensable, toujours présent dans ma vie.  Le cinéma, c’est comme une partie de moi.

Mia Wallace

L’impact des retours dans le temps dans le film Gone Girl, de David Fincher

Les Apparences raconte l’histoire de Nick Dunne, un homme marié qui remarque la disparition de sa femme, Amy, la journée de leur anniversaire de couple.  La pression médiatique derrière le cas amène la communauté à croire que c’est l’homme lui-même qui aurait tué sa femme. 

En 2014, David Fincher fait un retour en force avec son film Les Apparences (v.f. de Gone Girl).  Le film nous montre lentement l’évolution psychologique du personnage de Nick Dunne (Ben Affleck), à la suite de la disparition de sa femme (Rosamund Pike).  Fincher sépare ce film en deux principales parties : d’une part, il y a le présent.  C’est le moment où la disparition à lieu.  D’autre part, il y a le passé.  Ce sont les moments qui montrent principalement l’évolution de la vie de couple de Nick et Amy. Les sauts dans le temps, une caractéristiques classique du cinéma de Fincher, ont ici une importance afin de faire comprendre au spectateur l’évolution psychologique de Nick. Il est important de mentionner que les sauts dans le temps sont générés à partir d’un journal qu’écrit Amy.

En effet, les premiers sauts dans le passé montre la rencontre entre Nick et Amy. On peut d’abord peindre le portrait d’un couple qui semble heureux.  Dans le présent, c’est à ce moment que Nick se rend compte qu’Amy est disparue.  Le spectateur se sens alors désolé pour Nick.  Puis, plus le film avance, plus on voit l’évolution de leur couple par les retours dans le temps.  On voit tranquillement que la routine s’installe, et qu’Amy se sens délaissée par Nick.  Dans le présent, les recherches continuent pour retrouver la disparue.  Par contre, Nick se fait reprocher par les médias de ne pas sembler triste par la situation.  Certains commencent même à soupçonner ce dernier de l’avoir tuée.  Plus le film avance, plus le portrait de Nick est dépeint par le journal que tient Amy.  Dans les derniers retours dans le passé, on peut même voir Nick agresser Amy.  Dans le présent, la situation ne va pas mieux pour Nick. Les enquêteurs ont trouvés des preuves suffisantes pour laisser croire qu’il aurait tuer sa femme : sang sur la scène de crime, adultère et finalement, le fameux journal d’Amy. À ce moment, tout le monde se doute qu’il a tué sa femme.

À ce moment, on découvre que le journal tenu par Amy n’était qu’une version falsifiée de sa vie de couple.  En effet, elle a monté cet enlèvement afin de punir Nick de son adultère et de la négligence qu’il avait pour sa femme.Le spectateur est constamment confronté à deux réalités : le rêve (représenté par les retours dans le passé) et la réalité (le présent).  Le rêve est généré par Amy dans son journal.  C’est pour elle une réalité idéale, puisqu’elle peut ainsi blâmé son mari.  Il devient impuissant devant la situation, et elle peut le punir.  Ces épisodes oniriques ne sont pas perçus d’une manière positive pour Nick. Au départ, ils permettent au spectateur de sympathiser avec ce personnage.  Sa relation de couple semblait parfaite, ce qui fait en sorte que c’est encore plus désolant pour le personnage.  Par contre, Fincher a réussit à faire évoluer l’opinion du personnage de la même façon autant pour les autres personnages dans le film que pour les spectateurs.  C’est entre autre ce que permet ces retour dans le temps : de voir l’évolution psychologique de Nick, tout au long du film. Les spectateurs se verront même douter de l’innocence de Nick, justement à cause de ces retours dans le temps.  Ils sont trompeurs, puisqu’on ne découvre que vers la moité du film qu’ils sont falsifiés.

Finalement, il y aurait plein d’autres aspects qui pourraient être analysés dans ce film de David Fincher.  On aurait pu, par exemple, s’attarder sur le code chromatique ou bien sur la narration de ce film.  Par contre, tout cela semble impossible à faire dans seulement un seul billet de blog.  Étant donné que ce blog est fait dans le cadre d’un cours sur les médias de masse, ce film me semblait un choix idéal.  Effectivement, on voit bien l’impact des médias dans l’histoire sur la réputation de Nick : il s’agit qu’une seule petite rumeur pour que toute la communauté croit que Nick a tué sa femme.  On voit bien ici, le pouvoir des médias dans ce type de cas.

Mia Wallace

Gone Girl (VF Les apparences), États-Unis, 2014. Un film de David Fincher avec Ben Affleck, Rosamund Pike et Neil Patrick Harris. Durée de 149 minutes.

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