L’influence des médias sociaux pour le financement d’une équipe sportive

L’emploi des médias sociaux ainsi que du web a changé la méthode de financement d’un club de natation régional. En effet, chaque année se tient, ici à Rouyn-Noranda, le Nage-O-thon du club de natation des Dauphins de Rouyn-Noranda. Avant cet événement, chaque nageur a la responsabilité de ramassé de l’argent auprès de ses proches ou en faisant du portes à portes afin de permettre au club de natation de se payer de nouveaux équipements, aller à de nouvelles compétitions, etc. En échange de ces commandites, le nageur s’engage à nager 5 km lors de l’événement du Nage-O-thon. C’est sa responsabilité de ramasser de l’argent lui-même.

Cette année, les organisateurs ont décidé de faire l’événement autrement. Les nageurs ont chacun une page sur un site web dédié à l’événement, et chaque personne peut faire un don directement sur le site web. Ils n’ont qu’à partager le lien sur leur page Facebook, et attendre les dons. L’emploi des médias sociaux facilite beaucoup la tâche aux nageurs cette année. Ils n’ont pas à attendre un permis de la ville pour faire du portes à portes, ni de solliciter toute leur famille pendant le congé de pâques. On peut alors se demander si cela est une bonne chose, ou bien au contraire, cela leur enlève de la responsabilité.

En effet, si on regarde la situation des deux côtés de la médaille, on peut d’abord soulever les points négatifs. Les jeunes nageurs n’ont maintenant plus aucun effort à faire afin de financer leur club. En un seul clic, ils peuvent ramasser des centaines de dollars. Est-ce vraiment le bon exemple pour un club sportif, ou bien au contraire cela s’avère être plus efficace? De plus, cela permet aux jeunes de seulement solliciter leurs contacts Facebook. Ils n’ont plus la possibilité de présenter le projet aux personnes de leur quartier qui ignoraient jusqu’à ce moment la présence de l’enfant dans le club de natation. De plus, il y a un contact moins chaleureux entre le nageur et le donneur lorsque cela est fait à travers un écran. De plus, on ne peut garantir l’efficacité de cette méthode pour tous les nageurs. Certains nageurs reçoivent peu de dons, ou bien n’ont pas assez de contacts Facebook pour promouvoir l’événement. Cela devient très difficile à contrôler, alors que lorsqu’ils sollicitent des dons en personnes, ils peuvent redoubler d’effort afin de ramasser davantage d’argent.

Par contre, si on regarde les bons côtés de cette méthode, on peut noter l’efficacité et la rapidité de la méthode. En effet, les jeunes n’ont plus aucun effort à fournir pour ramasser de l’argent. De plus, selon les nageurs, les gens ont tendances à donner de plus gros montants lorsque cela se fait par internet. Les transactions par carte de crédit se font rarement en bas de 5$ pour ce genre de levée de fond. Avec l’ancienne méthode, il arrivait souvent que les dons se fassent à coups de 1$, parfois même 0,25$.

Ici, on peut voir l’influence des médias sociaux sur une autre sphère de la société, soit le domaine des équipes sportives. On emploie ici les médias sociaux à leur plein avantage afin de ramasser de l’argent d’une manière optimale. Je me demande donc si cela devient nécessaire de tout faire avec les médias sociaux. En effet, je reconnais que cela est très utile et efficace (je me rappelle lorsque j’étais à la place de ces nageurs à quel point je détestais faire du portes à portes). Par contre, je trouve que cela n’encourage pas la prise d’initiative des jeunes. Ils ramassent de l’argent de manière passive, et cela ne représente pas selon moi l’esprit d’une équipe sportive. Je dirais qu’il serait à leur avantage d’utiliser les deux méthodes : continuer à employer la levée de fonds virtuelle, tout en faisant une levée de fond collective. Il y a un certain esprit d’équipe qui se perd lorsque cela se fait individuellement sur le web. Les levées de fonds collectives (vente de gâteaux, souper spaghettis, emballage au Maxi, etc.) sont un excellent moyen de renforcer l’esprit d’équipe. Un don sur internet, c’est un contact froid entre le donneur et le nageur. Cela demande qu’un petit effort de communication du nageur, pour qu’ensuite les internautes interagissent.

Le Nage-O-thon du club de natation des Dauphins de Rouyn-Noranda se tiendra le 11 avril 2015, à la piscine du Cégep. D’ici là, je leur souhaite de ramasser bien de l’argent grâce au web!

Fred Pou

Frédérique Poulin, nageuse du club les Dauphins de Rouyn-Noranda

Page de financement de Frédérique Poulin : http://nageothonquebec.ca/cadac/profile/yv96co4/

Publicités

Un commentaire

  1. The Prof · mars 15, 2015

    Très belle réflexion! Très original!

    J'aime

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s